
Adrien Dauzats – Estimation gratuite Côte et Valeur
Peintre orientaliste et lithographe français (1804–1868), les œuvres d’Adrien Dauzats présentent des variations de valeur significatives selon la technique, le sujet et la période. Voici les estimations 2025 basées sur les récentes adjudications et catalogues spécialisés :
Technique | Période/Thématique | Estimation (en euros) |
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Huile sur toile | Scènes orientales (Égypte, Algérie) | 5 000 – 30 000 |
Huile sur toile | Paysages européens (Espagne, France) | 2 000 – 15 000 |
Aquarelle/Gouache | Vues architecturales (orientales) | 1 000 – 5 700 |
Dessin/Esquisse | Études préparatoires | 500 – 2 000 |
Lithographie/Estampe | Séries limitées | 200 – 3 000 |
Exemples notables :
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Scènes de rue, près de la Mosquée du Sultan Hassan (huile) : 28 000 € en 2014.
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Vue du Palacio Real à Madrid (aquarelle) : 2 340 € en 2017.
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Mosquée au Caire (huile) : 40 000 € en 2004.
Expertise et vente des œuvres d’Adrien Dauzats
Artexpertise.fr : Expertise certifiée
Spécialiste des artistes orientalistes, artexpertise.fr authentifie les œuvres de Dauzats grâce à :
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Analyse technique : Utilisation de lampes UV et microscopes pour identifier les pigments historiques (ocre, bleu outremer) et les supports d’époque.
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Recherche documentaire : Consultation des archives des Salons parisiens et des catalogues raisonnés, comme les Voyages pittoresques du baron Taylor.
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Évaluation contextuelle : Comparaison avec les œuvres référencées au Metropolitan Museum ou à la Fondation Custodia.
Stratégie de vente optimale
Artexpertise.fr propose un accompagnement sur mesure :
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Certification : Édition d’un certificat détaillant la provenance et les expositions muséales.
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Choix du canal : Orientation vers des maisons spécialisées en art orientaliste (ex. ArtCurial, Gros & Delettrez) ou collectionneurs internationaux.
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Maximisation du prix : Mise en avant des sujets rares (marchés orientaux, monuments historiques) et des formats monumentaux.
Biographie d’Adrien Dauzats
Parcours artistique
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1804 : Naissance à Bordeaux. Formation initiale comme peintre de décors de théâtre.
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1827 : Collaboration avec le baron Taylor pour les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, marquant son entrée dans le milieu artistique parisien.
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1830–1839 : Voyages en Orient (Égypte, Algérie) et en Espagne, sources d’inspiration majeures pour ses scènes architecturales et ethnographiques.
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1868 : Décès à Paris, laissant un héritage de précision documentaire et d’exotisme romantique.
Style et contributions
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Réalisme orientaliste : Détails architecturaux minutieux (mosquées, palais), couleurs chaudes évoquant les lumières méditerranéennes.
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Thématiques clés : Scènes de rue animées, monuments historiques (Alhambra, Caire), paysages désertiques.
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Techniques : Maîtrise de l’aquarelle pour les études sur le vif, et de l’huile pour les compositions abouties.
Héritage muséal
Ses œuvres sont conservées à la Fondation Custodia (Paris), au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux et dans des collections privées européennes. Une esquisse de paysage espagnol a rejoint les fonds de la Fondation Custodia en 2018, soulignant son rôle méconnu mais essentiel dans l’orientalisme français.
Biographie de Adrien Dauzats
Il commence par une formation technique en tant qu’élève de l’École des Arts et Métiers (Angers 1819), il devient ensuite élève de Michel-Julien Gué. Adrien Dauzats accompagne dès 1828 le baron Taylor au Caire et dans la vallée du Nil, dans le Sinaï, en Palestine et en Syrie, puis à Jaffa, Jérusalem, Jéricho, Saint-Jean-d’Acre, Palmyre et Baalbek.
Ce voyage comprenait une mission officielle en Égypte, qui dura de mars à septembre 1830, pour négocier l’acquisition de deux obélisques de Thèbes. Dauzats rapporte de ce périple une abondante moisson de dessins, qu’il exploite dans Quinze jours au Sinaï (1838), un récit de voyage écrit par Alexandre Dumas père, un des meilleurs amis du peintre — qui n’était pas du voyage — puis dans La Syrie, l’Égypte, la Palestine et la Judée, du baron Taylor (1839).
Cette année-là, il accompagne le duc d’Orléans dans l’expédition du Djurjura en Algérie. Il retrouvera le baron Taylor pour illustrer le monumental Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France dont il réalise une grande partie des lithographies.
Il illustre aussi, conjointement avec Pharamond Blanchard, un récit de l’expédition militaire française au Mexique en 1838 intitulé San Juan de Ulúa, ou Relation de l’expédition française au Mexique (Paris, Gide, 1839).
Ce volume comprend aussi un Aperçu général du Texas par Eugène Maissin. Dauzats révisa le récit de son ami et grava la moitié des dessins originaux que ce dernier fit paraître en illustration de cet ouvrage.
Dauzats est reconnu comme un grand peintre romantique orientaliste. Ses contemporains Victor Hugo, Théophile Gautier, Prosper Mérimée, Eugène Delacroix lui ont témoigné leur admiration.
Alexandre Dumas, avec qui il entretint une longue correspondance de 1834 à 1851, le cite à plusieurs reprises dans ses romans (Le comte de Monte-Cristo, Le capitaine Pamphile…).